Le 22 juin, au tournoi final d’Afrique du Sud, c’est le début de la dernière étape des groupes. La France ne pourrait plus se qualifier que par miracle, tandis que la partie Mexique – Uruguay pourrait finir à égalité, résultat qui qualifierait les deux équipes pour les 8es de finale.
Le groupe A est le premier à faire les comptes, mardi dans l’après midi, une fois avec les matchs Afrique du Sud-France et Mexique-Uruguay.
Mathématiquement, toutes les quatre équipes ont des chances de se qualifier, mais pratiquement, les Français et les Sud-Africains sont presque éliminés. Mais une chose est sûre: chacune des équipes souhaite ardemment une victoire, ne fut-ce que pour honneur. Le grand point d’interrogation se pose pour la partie Mexique-Uruguay. Les deux formations se qualifieront si elles remisent dans le jeu direct, quel qu’il soit le score.
Les maisons de paris voient la rencontre comme un match de la paix et ont baissé la cote pour l’égal à 1,70. La FIFA a averti qu’elle serait sur ses gardes quant aux matchs susceptibles de triche, même si, concrètement, l’autorité ne peut prouver les éventuels jeux de coulisses.
Il y a quand-même un fort argument qui pourrait déterminer les Uruguayens et les Mexicains à jouer « pour de vrai », et cet argument s’appelle Argentine. En plein essor, la formation de Maradona est en train de remporter le groupe B et rencontrera la deuxième qualifiée du groupe A. Une remise mettrait les Mexicains dans la situation d’affronter l’Albiceleste, chose qui ne les arrange point.
Au fil du temps, la Coupe du Monde a été la scène de quelques matchs truqués qui sont entrés dans l’histoire. En 1978, l’Argentine a vaincu le Pérou, score 6-0, et s’est qualifiée en finale au détriment du Brésil. Le match a engendré la légende des tonnes de céréales transportées de l’Argentine au Pérou, au compte de la passivité des Péruviens sur le terrain de football.
En 1982, au Mondial d’Espagne, l’Autriche a cédé face à l’Allemagne, renvoyant en même temps l’Algérie. Après ce match-là, qui a scandalisé le monde entier, on a pris la décision que les parties de la dernière étape des groupes se déroulent à la même heure.
« Personne ne devrait se faire de soucis en ce qui concerne ce match. Nous voulons finir par un succès contre le Mexique », a assuré Oscar Tabarez, le sélectionneur de l’Uruguay.
Le Brésil s’est qualifié, mathématiquement, dans les huitièmes de finale de la Coupe du Monde, après le succès enregistré devant la Côté d’Ivoire, (score 3-1).
Les tournois finaux de la Coupe du Monde semble être maudits pour la France. L’évolution des Bleus risque de s’arrêter après le résultat catastrophique obtenu le 17 juin devant le Mexique (2-0). Devant le dernier match du groupe – le 22 juin, France-Afrique du Sud – l’équipe de Domenech a toutes les chances de répéter l’histoire de 2002, quand la sélection nationale a quitté la compétition dès l’étape des groupes, sans buts marqués!
Pas tellement le fait d’avoir remisé dans la partie inaugurale, mais le jeu sans horizon, auquel on ajoute les dissensions du vestiaire, font de l’équipe française une formation pas prometteuse.
Le dernier match du cinquième jour de compétition en Afrique du Sud a été le plus attendu: la formation brésilienne, quintuple championne du monde, a rencontré la Corée du Nord, une équipe presque sans histoire, cotée comme la plus faible dans la hiérarchie FIFA des 32 participantes au tournoi final. Ce fut une guerre des nerfs, un match difficile, fini tel qu’attendu par la victoire du Brésil, 2-1.
Pour la première fois dans les trois derniers tournois mondiaux, l’Italie n’arrive pas à gagner le premier match des groupes. Au mondial de 1998, les élèves de Lippi trébuchaient également en rencontrant une formation sud-américaine. A Bordeaux, les Italiens ont remisé avec le Chili (2-2), pour qu’en 2010 ils fassent match nul (1-1) avec le Paraguay.
Quelques heures après que l’Afrique du Sud a fait match nul avec le Mexique, la France et l’Uruguay ont affiché à Cape Town un décevant 0-0, dans un match sans éclat.